<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Groupe Louise-Michel</title>
	<link>https://www.groupe-louise-michel.org/</link>
	<description>Le groupe libertaire Louise-Michel, groupe de la F&#233;d&#233;ration anarchiste, est pr&#233;sent dans le XVIIIe arrondissement de Paris et conduit des campagnes de diffusion des id&#233;es anarchistes en produisant son &#233;mission de radio, en participant &#224; diff&#233;rents contenus &#233;ditoriaux libertaires, en distribuant sa feuille d'information et en organisant des conf&#233;rences et des d&#233;bats ouverts au public.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net - Tuned by GLM</generator>

	<image>
		<title>Groupe Louise-Michel</title>
		<url>https://www.groupe-louise-michel.org/local/cache-vignettes/L144xH187/siteon0-32bfb.png?1756284776</url>
		<link>https://www.groupe-louise-michel.org/</link>
		<height>187</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;faites vous de vos id&#233;es re&#231;ues sur les &#233;lections</title>
		<link>https://www.groupe-louise-michel.org/Defaites-vous-de-vos-idees-recues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.groupe-louise-michel.org/Defaites-vous-de-vos-idees-recues</guid>
		<dc:date>2017-05-16T19:44:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Michel</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;En p&#233;riode &#233;lectorale, difficile d'&#233;chapper au d&#233;fil&#233; des candidats, aux sondages quotidiens et au rappel du pr&#233;tendu enjeu du vote. Mais croyez-vous encore qu'un changement significatif va sortir des urnes ? Si vous n'en &#234;tes pas convaincu, voici quelques &#233;l&#233;ments pour remettre en cause les id&#233;es g&#233;n&#233;ralement admises sur les &#233;lections et la d&#233;mocratie repr&#233;sentative.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.groupe-louise-michel.org/-La-Commune-libertaire-" rel="directory"&gt;La Commune libertaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e re&#231;ue n&#176;1 : Voter est un devoir civique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voter est d'abord un droit, qui a &#233;t&#233; accord&#233; tr&#232;s progressivement par les gouvernants, qui avaient peur que le vote des pauvres ne remette en cause le syst&#232;me &#233;conomique et social sur lequel ils basaient leur domination. Le suffrage universel a souvent &#233;t&#233; d&#233;voy&#233; pour servir les dirigeants : c'est le cas des pl&#233;biscites napol&#233;oniens, des r&#233;f&#233;rendums qui ne servaient qu'&#224; renforcer le pouvoir de l'empereur. Apr&#232;s la fin du Second Empire, en France, les dirigeants de la Troisi&#232;me R&#233;publique voulaient ancrer le nouveau r&#233;gime en &#233;duquant le peuple. L'id&#233;e d'un vote, r&#233;publicain, comme devoir civique, date de cette &#233;poque. L'objectif &#233;tait alors, comme aujourd'hui, de renforcer les gouvernants, afin qu'ils puissent se pr&#233;valoir du soutien du peuple lorsqu'ils prennent des d&#233;cisions, m&#234;me si celles-ci ne correspondent en rien aux volont&#233;s que ce m&#234;me peuple a pu exprimer. Insister sur l'id&#233;e d'un devoir civique aujourd'hui, c'est culpabiliser ceux qui ne veulent pas cautionner par leur vote n'importe quelle politique, sans contr&#244;le. Au regard des in&#233;galit&#233;s et des injustices qui caract&#233;risent notre soci&#233;t&#233;, nous pensons que refuser de laisser le champ libre &#224; des gouvernants qui ne cherchent pas fondamentalement le bien &#234;tre du plus grand nombre, c'est faire preuve de bien plus de civisme que d&#233;poser un bulletin dans une urne et de laisser faire pendant 5 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e re&#231;ue n&#176;2 : Chaque vote compte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On entend souvent que chaque voix compte, un argument de plus pour inciter les gens &#224; se d&#233;placer pour l&#233;gitimer le syst&#232;me &#233;lectoral et renforcer par leur vote les candidats qui seront &#233;lus, qu'ils votent ou non pour eux, d'ailleurs. Pourtant, le vote blanc n'est pas compt&#233;. Ceux qui ne portent leur choix sur aucun candidat n'ont-ils donc aucune valeur ? Le vote nul (les bulletins sur lesquels les &#233;lecteurs ont &#233;crit quelque chose) ne sont pas compt&#233;s non plus. Est-ce que cela veut dire que les messages qu'on peut inscrire sur un bulletin de vote n'ont aucun int&#233;r&#234;t ? Si chaque vote comptait, voter pour un &#171; petit candidat &#187; aurait un effet sur le jeu politique, ou sur le gouvernement. Or ce n'est pas le cas, et un &#233;lecteur d'extr&#234;me gauche, par exemple, sait pertinemment qu'aucune le&#231;on ne sera tir&#233;e du score de 2 % qu'obtiendra son candidat. Si une &#233;lection &#233;tait si serr&#233;e que la voix d'un seul pouvait faire basculer le r&#233;sultat, alors oui, on pourrait dire que ce vote compterait, mais combien de fois une voix seule fait-elle l'&#233;lection ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e re&#231;ue n&#176;3 : Il faudrait que le vote blanc soit compt&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comptabiliser le nombre de bulletins blancs lors d'une &#233;lection donnerait une id&#233;e de la proportion d'&#233;lecteurs ne se retrouvant dans aucune candidature, et il semblerait normal de donner une visibilit&#233; &#224; cette marque de d&#233;fiance des &#233;lecteurs. Mais il ne faut pas croire qu'un bouleversement radical de notre syst&#232;me politique pourrait en sortir. Que fait-on de ces bulletins blancs ? Comment donner du sens &#224; des bulletins par d&#233;finition muets ? L'&#233;lection doit-elle &#234;tre annul&#233;e si les bulletins blancs repr&#233;sentent une certaine proportion des votants ? Et dans ce cas, que se passe-t-il ? Faut il r&#233;essayer ensuite avec d'autres candidats jusqu'&#224; ce que suffisamment de citoyens soient fatigu&#233;s de voter blanc pour qu'un de ces candidats obtienne enfin la majorit&#233; requise ? Si le probl&#232;me vient de candidats qui pr&#233;tendent nous repr&#233;senter, ce n'est pas la couleur du bulletin qui importe, mais bien de savoir si et comment on peut d&#233;signer et contr&#244;ler ceux qui occuperont des fonctions officielles en notre nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e re&#231;ue n&#176;4 : Voter s'est s'exprimer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le vote est pr&#233;sent&#233; comme la seule fa&#231;on v&#233;ritable et l&#233;gitime de s'exprimer pour les citoyens. Mais qu'exprime-t-on lorsqu'on vote pour le candidat qui nous d&#233;pla&#238;t le moins ? Qu'a-t-on exprim&#233; lorsqu'on a d&#233;sign&#233; un candidat qui va ensuite nous d&#233;cevoir ? Bien au contraire d'une expression politique, un vote est un renoncement &#224; sa propre parole. Voter, c'est accepter de r&#233;duire ses besoins, ses id&#233;aux, ses projets &#224; un bout de papier sur lequel un nom est imprim&#233;. C'est permettre &#224; un candidat de donner sa propre version de ce qu'il pense ou pr&#233;tend &#234;tre la volont&#233; des &#233;lecteurs. C'est abandonner tout libre arbitre et confier l'organisation de sa vie &#224; autrui, sans possibilit&#233; de dire son d&#233;saccord autrement que par des mouvements protestataires, trop rarement entendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e re&#231;ue n&#176;5 : Ne pas voter c'est laisser les autres d&#233;cider &#224; sa place&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit l&#224; de l'id&#233;e re&#231;ue la plus absurde jamais d&#233;fendue par les partisans du syst&#232;me politique actuel. Voter n'est pas d&#233;cider, mais d&#233;signer des gouvernants. Lorsqu'on &#233;lit quelqu'un, c'est donc justement pour qu'il prenne les d&#233;cisions &#224; notre place. S'abstenir n'est certes pas d&#233;cider, mais c'est d&#233;j&#224; refuser de renoncer &#224; sa propre volont&#233;. On peut consid&#233;rer que voter est important parce qu'il est pr&#233;f&#233;rable de ne pas laisser les autres d&#233;signer des d&#233;cideurs encore plus mauvais que ceux que nous aurions nous m&#234;me choisis, mais doit-on vraiment se contenter de cela ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e re&#231;ue n&#176;6 : Voter est la seule fa&#231;on de faire barrage au FN&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Front National construit ses succ&#232;s sur la crise qui nous frappe toutes et tous. Celle-ci se traduit par la peur de perdre son emploi ou de ne pas en retrouver, la peur d'&#234;tre victime d'un vol ou d'une agression g&#233;n&#233;ralement commis par des plus pauvres que nous, la peur que les richesses mal partag&#233;es puissent profiter davantage &#224; des &#233;trangers qu'&#224; nous-m&#234;mes. Ce parti x&#233;nophobe qui prosp&#232;re en proposant des solutions simples voire simplistes &#224; des probl&#232;mes complexes b&#233;n&#233;ficie encore de l'attrait de la nouveaut&#233; : il n'a pas encore assum&#233; le pouvoir gouvernemental. Nombreux sont donc ceux qui esp&#232;rent qu'il ferait mieux que les partis de droite et de gauche qui se sont succ&#233;d&#233; depuis des d&#233;cennies et n'ont jamais r&#233;duit significativement les in&#233;galit&#233;s, qui s'accompagnent n&#233;cessairement de l'ins&#233;curit&#233; du travail et des personnes. Mais ces &#233;checs r&#233;p&#233;t&#233;s de nos politiques ne font que prouver que la d&#233;mocratie repr&#233;sentative ne fonctionne pas. Comment une soci&#233;t&#233; aussi riche que la n&#244;tre peut-elle laisser des gens dormir dans la rue, ne pas fournir un emploi et un toit &#224; chacun ? Peut-on croire que tout a &#233;t&#233; fait par nos dirigeants lorsqu'on voit les revenus des plus riches augmenter tandis que la liste des b&#233;n&#233;ficiaires des restaurants du c&#339;ur s'allonge d'ann&#233;e en ann&#233;e ? Le syst&#232;me &#233;lectoral a permis depuis maintenant pr&#232;s de deux si&#232;cles &#224; des soi-disant repr&#233;sentants de mener leurs politiques sans contr&#244;le, g&#233;n&#233;ralement au d&#233;triment des plus faibles et au profit des riches et puissants. La crise que ces politiques produisent fait &#233;merger, aujourd'hui comme dans les ann&#233;es 30, des partis d'inspiration fascisante, et la solution consisterait &#224; confier &#224; nouveau le pouvoir &#224; des dirigeants irresponsables et incontr&#244;lables ? Les &#233;lections sont la cl&#233; de vo&#251;te d'un syst&#232;me politique qui nous emp&#234;che d'avoir un r&#233;el contr&#244;le sur la fa&#231;on d'organiser la vie en soci&#233;t&#233; ; elles ne peuvent &#234;tre un rem&#232;de contre la faillite de ce syst&#232;me. Ce n'est pas en votant pour d'autres partis que le FN qu'on luttera contre lui, mais bien en prenant nos affaires en main, directement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Id&#233;e re&#231;ue n&#176;7 : La d&#233;mocratie repr&#233;sentative n'est pas parfaite, mais c'est le &#034;moins pire&#034; des r&#233;gimes politiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me les &#233;lus, ses plus fervents partisans, reconnaissent que la d&#233;mocratie repr&#233;sentative n'est pas parfaite. Et comment pourraient-ils pr&#233;tendre le contraire, face &#224; leurs &#233;checs et leur incapacit&#233; &#224; r&#233;soudre les probl&#232;mes majeurs auxquels nous faisons face ? Mais ils affirment que tout autre syst&#232;me politique serait pire. Mais a-t-on vraiment tout essay&#233; ? Les r&#233;gimes autoritaires ne favorisent certes pas plus le bien &#234;tre global de la population, et le communisme fa&#231;on sovi&#233;tique a relev&#233; partout du r&#233;gime autoritaire voire totalitaire bien plus que d'une nouvelle utopie &#233;galitaire et libertaire. Mais il y a encore beaucoup &#224; tenter et exp&#233;rimenter. Le r&#233;gime repr&#233;sentatif a maintenant prouv&#233; qu'il ne constituait pas un progr&#232;s suffisant par rapport &#224; ce qui l'a pr&#233;c&#233;d&#233;. Ceux qui devaient repr&#233;senter le peuple sont devenus des professionnels de la politique, coup&#233;s de la r&#233;alit&#233; par leur orgine sociale et leur mode de vie, ou simplement par la n&#233;cessit&#233; d'acqu&#233;rir les comp&#233;tences et les codes sp&#233;cifiques qui permettent d'&#234;tre &#233;lus et d'exercer une activit&#233; qui s&#233;pare de plus en plus radicalement dirigeants et dirig&#233;s, dominants et domin&#233;s. Face &#224; ce syst&#232;me en faillite, la solution autoritaire ne peut-&#234;tre envisag&#233;e. Il faut inventer une fa&#231;on nouvelle de faire de la politique, collective, amateure, autonome. Un syst&#232;me nouveau, anarchiste car sans dirigeants, dans lequel la politique est l'affaire de tous et o&#249; chacun est associ&#233; &#224; la prise de d&#233;cision et peut contr&#244;ler les personnes qui agiront en son nom. Ce syst&#232;me est &#224; construire, ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>



		<enclosure url="https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/pdf/cl_idees_recues_elections_v2.pdf" length="13607848" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Commune libertaire n&#176; 34</title>
		<link>https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-34</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-34</guid>
		<dc:date>2012-11-28T12:06:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Michel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Il est aujourd'hui banal d'affirmer que les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Les journaux se font r&#233;guli&#232;rement l'&#233;cho de la situation dramatique de ces gens qui ont le plus grand mal &#224; se loger, se soigner, se nourrir. Plus personne ne s'&#233;tonne de voir des femmes et des hommes mendier pour survivre et dormir dans la rue. Et peu de monde s'insurge. Et pourtant... &lt;br class='autobr' /&gt;
Rien de ceci n'est in&#233;vitable. Les in&#233;galit&#233;s peuvent &#234;tre fatales, mais il n'y a pas de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.groupe-louise-michel.org/-La-Commune-libertaire-" rel="directory"&gt;La Commune libertaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est aujourd'hui banal d'affirmer que les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Les journaux se font r&#233;guli&#232;rement l'&#233;cho de la situation dramatique de ces gens qui ont le plus grand mal &#224; se loger, se soigner, se nourrir. Plus personne ne s'&#233;tonne de voir des femmes et des hommes mendier pour survivre et dormir dans la rue. Et peu de monde s'insurge. Et pourtant...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de ceci n'est in&#233;vitable. Les in&#233;galit&#233;s peuvent &#234;tre fatales, mais il n'y a pas de fatalit&#233; &#224; laisser quelques-uns profiter de toutes les richesses produites tandis que d'autres se partagent les miettes. Notre syst&#232;me &#233;conomique et le syst&#232;me politique qui le soutient sont organis&#233;s sur des bases et selon des principes pourris, qui permettent que certains vivent dans le luxe quand un grand nombre vit dans la mis&#232;re. La r&#233;ussite des uns fait le malheur de tr&#232;s nombreux autres, car quand un seul peut gagner des millions, c'est que des milliers sont exploit&#233;s et sous-pay&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'appartient qu'&#224; nous tous, collectivement, de changer les choses, en imposant un bouleversement radical de l'organisation sociale et &#233;conomique. Non, personne ne vaut un million de fois un autre &#234;tre humain ; pas m&#234;me mille, cent ou dix. Il est urgent de mettre en place un syst&#232;me dans lequel l'&#233;galit&#233; n'est pas qu'un mot sur le fronton des mairies et des &#233;coles, mais un principe qui guide tous les choix et surtout qui permet &#224; tous de vivre confortablement, sans peur du lendemain ou des fins de mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut concevoir toutes les solutions, des plus simples aux plus radicales, pour fonder une &#233;conomie &#233;galitaire : r&#233;partition des richesses repens&#233;e gr&#226;ce &#224; l'imp&#244;t, socialisation (mise en commun) g&#233;n&#233;rale des salaires par les cotisations, expropriation des patrons et des dirigeants de tout poil et autogestion des entreprises et des administrations, etc. Nous ne sommes limit&#233;s que par les bornes de notre imagination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;galit&#233; ne s'imposera que si elle est d&#233;sir&#233;e et port&#233;e collectivement ; on ne peut se risquer &#224; confier &#224; une avant-garde le soin de trouver et mettre en &#339;uvre les solutions pour nous. La r&#233;volution commence donc d&#232;s maintenant, en discutant ensemble des moyens de parvenir &#224; un futur meilleur. Venez donc d&#233;battre avec nous des moyens d'avancer vers plus d'&#233;galit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>



		<enclosure url="https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/pdf/cl34_commune_libertaire_34.pdf" length="263916" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Commune libertaire n&#176; 33</title>
		<link>https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-33</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-33</guid>
		<dc:date>2012-06-01T17:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Michel</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'injustice &#233;conomique est une injustice majeure. Trop de personnes, en France et ailleurs, ne peuvent manger convenablement, se loger d&#233;cemment, &#234;tre soign&#233;s correctement, vivre dignement &#224; cause de revenus trop faibles. Il n'est pas possible de tol&#233;rer cela et de porter le moindre cr&#233;dit au mythe selon lequel la pauvret&#233; est un ph&#233;nom&#232;ne naturel. L'organisation m&#234;me de l'&#233;conomie fran&#231;aise et mondiale semblent imposer de ne pas rem&#233;dier &#224; cette injustice : les riches sont au pouvoir et il faut qu'il y ait (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.groupe-louise-michel.org/-La-Commune-libertaire-" rel="directory"&gt;La Commune libertaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'injustice &#233;conomique est une injustice majeure. Trop de personnes, en France et ailleurs, ne peuvent manger convenablement, se loger d&#233;cemment, &#234;tre soign&#233;s correctement, vivre dignement &#224; cause de revenus trop faibles. Il n'est pas possible de tol&#233;rer cela et de porter le moindre cr&#233;dit au mythe selon lequel la pauvret&#233; est un ph&#233;nom&#232;ne naturel. L'organisation m&#234;me de l'&#233;conomie fran&#231;aise et mondiale semblent imposer de ne pas rem&#233;dier &#224; cette injustice : les riches sont au pouvoir et il faut qu'il y ait une certaine masse de pauvres pour qu'ils restent riches. L'excuse de la comp&#233;titivit&#233; permet le maintien des profits patronaux, sur le dos des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette injustice, on peut proposer l'&#233;galisation des revenus, en augmentant la redistribution en taxant davantage les riches, ou en imposant des salaires plus &#233;galitaires. Cette solution, simple et imm&#233;diate, est s&#233;duisante. Mais r&#233;soudra-t-elle la question du ch&#244;mage, alors qu'il s'agit d'un des principaux ph&#233;nom&#232;nes qui tirent les salaires vers le bas ? Nous mettrat-elle automatiquement &#224; l'abri de l'inflation, des crises mon&#233;taires et de l'explosion des dettes publiques ? On peut en douter, malheureusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre syst&#232;me &#233;conomique, nombre des d&#233;s&#233;quilibres et des injustices sociales sont li&#233;es aux flux d'argent et &#224; l'in&#233;gale r&#233;partition de la monnaie. La monnaie est certes un moyen d'&#233;change efficace, plus souple que le troc. Elle permet, si l'on en a suffisamment, de se procurer tout ce que l'on souhaite. Mais aujourd'hui, la monnaie cr&#233;e aussi de la raret&#233; l&#224; o&#249; il n'y en a pas : dans une soci&#233;t&#233; d'abondance comme la n&#244;tre, o&#249; les produits alimentaires sont en quantit&#233; suffisante pour que tout le monde puisse se nourrir &#224; sa faim, elle emp&#234;che les plus pauvres d'acc&#233;der aux produits de base. Dans la perspective d'une soci&#233;t&#233; plus juste, sans &#201;tat, une id&#233;e plus radicale encore que l'&#233;galisation des revenus appara&#238;t alors. Si tout le monde doit recevoir autant, &#224; quoi bon conserver la monnaie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e peut sembler audacieuse, provocante, irr&#233;aliste voire farfelue. Pourtant, imaginons un monde sans monnaie : tous les biens et services accessibles &#224; tous, sans avoir &#224; payer. Il suffit de se servir au (super)march&#233; ou dans tout autre commerce de ce dont on a besoin, et envie. Pourquoi se priver s'il y a assez pour tous ? La r&#232;gle fondamentale de ce syst&#232;me &#233;conomique serait &#171; de chacun selon ses capacit&#233;s, &#224; chacun selon ses besoins &#187; : tous participent &#224; la production en fonction de leurs possibilit&#233;s, et tous peuvent en jouir librement pour satisfaire leurs besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui n'a jamais r&#234;v&#233; un monde sans course au profit ? Pourquoi &#234;tre exploit&#233; pour produire des gadgets inutiles et polluants s'il n'est pas n&#233;cessaire de produire absolument de la &#171; richesse &#187;, de g&#233;n&#233;rer un revenu ? De combien de t&#226;ches li&#233;e &#224; l'existence de monnaie pourrait-on faire l'&#233;conomie ! Qu'on pense seulement &#224; toutes les personnes travaillant dans la banque, la finance ou la comptabilit&#233;, tous les caissiers et les contr&#244;leurs, autant de monde qui pourrait &#234;tre utilement employ&#233; &#224; d'autres m&#233;tiers, r&#233;duisant d'autant la charge de travail qui leur est li&#233;e. Abolir la monnaie permettrait &#224; tous de travailler, et de travailler moins longtemps, tout en vivant dans l'abondance... Plus besoin de favoriser les activit&#233;s rentables, c'est la d&#233;cision collective et l'utilit&#233; publique qui pourraient enfin guider les choix en mati&#232;re de constructions et d'am&#233;nagements, de productions et d'&#233;changes. Finis aussi le probl&#232;me des retraites et le d&#233;ficit de la s&#233;curit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamentalement encore, se passer de la monnaie, c'est se donner la possibilit&#233; de repenser plus concr&#232;tement la gestion de la soci&#233;t&#233;, de fa&#231;on plus locale et d&#233;mocratique. Plus besoin d'une structure englobante qui pr&#233;l&#232;ve les imp&#244;ts et redistribue l'argent, paye les fonctionnaires et &#233;l&#232;ve des b&#226;timents publics. Tout peut &#234;tre g&#233;r&#233; localement, au sein de petites communaut&#233;s f&#233;d&#233;r&#233;es. On limite ainsi au maximum la n&#233;cessit&#233; de d&#233;signer des repr&#233;sentants, et le pouvoir qui leur est accord&#233;. L'&#201;tat peut ais&#233;ment laisser place &#224; l'autogestion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, une soci&#233;t&#233; sans monnaie ne peut &#234;tre une soci&#233;t&#233; parfaite. Tout un ensemble de questions se posent auxquelles il faudra trouver des r&#233;ponses satisfaisantes. Comment g&#232;re-t-on la raret&#233; et la p&#233;nurie si le prix n'est plus un obstacle ? Comment d&#233;termine-t-on quoi produire et en quelle quantit&#233; ? Comment garantiton que les besoins de logement de chacun seront satisfaits ? La soci&#233;t&#233; anarchiste et autogestionnaire est &#224; construire, et ne se fera pas sans vous. Venez d&#233;battre et imaginer avec nous un autre mode de fonctionnement collectif.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>



		<enclosure url="https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/pdf/cl33_commune_libertaire_33.pdf" length="307964" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Commune libertaire n&#176; 26</title>
		<link>https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-26</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-26</guid>
		<dc:date>2010-06-01T14:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Michel</dc:creator>


		<dc:subject>Sport</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La manipulation du corps et du jeu &lt;br class='autobr' /&gt;
Il suffit de voir une finale de 100 m&#232;tres olympique pour mesurer toute la barbarie de l'id&#233;ologie contemporaine du sport qui ne se dit jamais, mais s'exprime partout : qu'est-ce que le corps sportif, le corps athl&#233;tique, la norme du corps ? Ce corps nous montre le contr&#244;le social qui s'op&#232;re via le sport comme institution. L'id&#233;ologie hygi&#233;niste est la base de cette surveillance constante de tous les citoyens : obsession du corps parfait (normes physiques, chirurgie (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.groupe-louise-michel.org/-La-Commune-libertaire-" rel="directory"&gt;La Commune libertaire&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.groupe-louise-michel.org/+-sport-+" rel="tag"&gt;Sport&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La manipulation du corps et du jeu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de voir une finale de 100 m&#232;tres olympique pour mesurer toute la barbarie de l'id&#233;ologie contemporaine du sport qui ne se dit jamais, mais s'exprime partout : qu'est-ce que le corps sportif, le corps athl&#233;tique, la norme du corps ? Ce corps nous montre le contr&#244;le social qui s'op&#232;re via le sport comme institution. L'id&#233;ologie hygi&#233;niste est la base de cette surveillance constante de tous les citoyens : obsession du corps parfait (normes physiques, chirurgie esth&#233;tique, qui touche d'abord les femmes mais de plus en plus les hommes), qu&#234;te de la bonne sant&#233;, etc. Les prescriptions sont nombreuses et de plus en plus imp&#233;ratives, elles visent tout le monde, et le sport est l'instrument parfait de la domestication des corps. Non pas pour rendre les citoyens plus libres, bien au contraire, mais pour fournir &#224; la soci&#233;t&#233;, &#224; la machine capitaliste, des corps fonctionnels, utiles et performants.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1341 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/png/slo_-_foot-cerveau.png' title='Du sport !' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.groupe-louise-michel.org/local/cache-vignettes/L239xH350/slo_-_foot-cerveau-4311e-80945.png?1756311380' width='239' height='350' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:239px;'&gt;&lt;strong&gt;Du sport !&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le corps de chaque individu d'aujourd'hui n'appartient pas tout &#224; fait &#224; son/sa propri&#233;taire C'est un corps politique et &#233;conomique, un espace asservi par la technicit&#233; du sport, afin de le pr&#233;parer &#224; la guerre. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le sport est n&#233; avec l'industrialisation de l'Angleterre et la colonisation parall&#232;le du monde par l'Empire britannique au &lt;span style=&#034;font-variant: small-caps&#034;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle ; conqu&#234;te terrestre et conqu&#234;te des corps vont de pair, pr&#233;paration des corps au travail &#224; l'usine (lutte contre l'alcoolisme, les maladies, habitat ouvrier, non par charit&#233; mais pour la bonne marche du capitalisme), et pr&#233;paration des corps pour l'arm&#233;e et les grandes guerres qui se pr&#233;parent (les deux guerres mondiales seront l'apoth&#233;ose et la justification du sport instrumentalis&#233; par l'&#201;tat qui, comme l'usine, a besoin, pour fonctionner, de corps dociles, pr&#233;par&#233;s, format&#233;s et en bonne sant&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sport est l&#224; pour fa&#231;onner des instruments utiles &#224; la bonne marche de l'&#201;tat et de l'&#233;conomie, quitte &#224; les malmener s'il le faut. En ce sens, le corps sportif est une image du monde correspondant parfaitement &#224; ce qu'attend le capitalisme industriel et technologique avanc&#233;. Il est un miroir de l'id&#233;ologie dominante. L'id&#233;ologie du sport exalte le culte de la performance pour la performance, avec comme outils des entra&#238;nements toujours plus pouss&#233;s. Ces entra&#238;nements, souvent d&#233;but&#233;s d&#232;s le plus jeune &#226;ge, deviennent quasi inhumains dans un sport professionnel o&#249; performance rime avec profit et, souvent, dopage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario, la pratique d'une activit&#233; physique, qu'elle soit individuelle ou bien collective, peut et devrait &#234;tre un moment de plaisir soit par la sensation naturelle de bien-&#234;tre due &#224; la s&#233;cr&#233;tion d'endorphine ou simplement par l'attrait du jeu. Une activit&#233; durant laquelle une ou plusieurs personnes tentent de r&#233;aliser une prouesse physique, d'adresse et, &#233;ventuellement dans le m&#234;me temps, intellectuelle peut s'apparenter &#224; un jeu plut&#244;t qu'&#224; du sport. L'id&#233;e m&#234;me du jeu, sans r&#232;gles n&#233;cessairement pr&#233;&#233;tablies, avec une dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e et une participation libre, est garante d'une activit&#233; bas&#233;e uniquement sur l'amusement, le d&#233;veloppement personnel et la camaraderie. C'est le cas par exemple des jeux d'enfants dans les cours de r&#233;cr&#233;ation, ou d'une partie de football initi&#233;e spontan&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque sport connu aujourd'hui s'est d&#233;velopp&#233; &#224; partir d'un jeu qui fut encadr&#233;, codifi&#233;, puis instrumentalis&#233;. &#192; nous de veiller &#224; ce que les activit&#233;s physiques &#233;ph&#233;m&#232;res, bas&#233;es sur l'autogestion et la camaraderie, ne deviennent pas un apprentissage de la lutte de tous contre tous, groupes contre groupes et individus contre individus.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;noncer la toxicomanie sportive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le sport a pris une place d&#233;mesur&#233;e dans le monde d'aujourd'hui, aussi bien dans les sph&#232;res politique qu'&#233;conomique ou culturelle. D'o&#249; ces quelques r&#233;flexions : Le sport est devenu banal dans la soci&#233;t&#233; : pour garder la forme, s'&#233;panouir, d&#233;couvrir sa voie, lier des amiti&#233;s, se d&#233;tendre apr&#232;s le travail, gagner sa vie pour les plus &#171; chanceux &#187;, dont certains qui gagneront des millions et la notori&#233;t&#233; en devenant des sp&#233;cialistes de leur discipline. Tous les discours nous poussent &#224; aimer et cultiver le sport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qu'entendons-nous par &#171; sport &#187; ? Il faut, avant d'aller plus loin, distinguer pr&#233;cis&#233;ment le sport de l'activit&#233; physique. Une partie de p&#233;tanque entre amis un dimanche matin ou pratiquer la course &#224; pied pour le plaisir, ce n'est pas du sport. Le sport, dans ce qu'il a de moderne, recouvre quatre caract&#233;ristiques :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; un effort physique (donc les jeux d'esprit, &#233;checs ou jeux de cartes par ne sont pas du sport) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; un exercice ayant pour finalit&#233; la comp&#233;tition (concurrence g&#233;n&#233;ralis&#233;e en vue de d&#233;signer un seul vainqueur) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une activit&#233; fortement r&#233;glement&#233;e afin que les r&#232;gles soient identiques pour tous ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; une activit&#233; institutionnalis&#233;e, fortement encadr&#233;e par des f&#233;d&#233;rations et organisations au niveau national et international.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde a tendance &#224; m&#233;langer ce qui rel&#232;ve du sport, avec les tr&#232;s nombreuses pratiques corporelles et/ou intellectuelles que toutes les soci&#233;t&#233;s humaines ont connu &#224; toutes les &#233;poques. Le sport a pris une place d&#233;mesur&#233;e dans le monde d'aujourd'hui, aussi bien dans les sph&#232;res politique qu'&#233;conomique ou culturelle. Il est important de r&#233;fl&#233;chir, critiquer et d&#233;construire cet &#233;tat de fait.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1342 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/png/slo_-_foot-cerveau_-_cerveau.png' title='PNG - 340.9 ko' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.groupe-louise-michel.org/local/cache-vignettes/L350xH246/slo_-_foot-cerveau_-_cerveau-a313a-af4c6.png?1756311380' width='350' height='246' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Donc, contrairement aux Jeux olympiques modernes, les Jeux olympiques antiques (faits en l'honneur des dieux) ou les tournois chevaleresques du Moyen &#194;ge n'&#233;taient pas du sport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais cette confusion volontaire entretient toute une mythologie qui traverse l'ensemble de la soci&#233;t&#233; et nous emp&#234;che d'analyser sereinement le sport. Pourtant, le sport en question pose probl&#232;me pour trois raisons :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; le sport impr&#232;gne toute la soci&#233;t&#233; (origines, classes et &#226;ges confondus), avec la complicit&#233; de &#171; l'&#233;lite &#187; dominante (intellectuels, politiques, journalistes, hommes d'affaires) afin de cr&#233;er et diffuser un conformisme (la &#171; culture sportive &#187;) qui ne souffre aucune remise en cause, sous peine de passer pour un triste sire ou un dangereux extr&#233;miste ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; le sport b&#233;n&#233;ficie de la puissance de l'institution sportive, tentaculaire et opaque &#224; la fois, qui entretient la confusion dont nous parlions (le sport &#233;ternel et immuable), tout en masquant aux gens la construction historique et &#233;conomique r&#233;cente (moins de deux si&#232;cles) de ce qu'est le &lt;i&gt;sport&lt;/i&gt; comme invention moderne ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt; enfin, il joue avec l'id&#233;e du corps moderne, individuel et mall&#233;able, manipul&#233; par les ordres de l'&#201;tat et du capitalisme : maigrir, rajeunir, souffrir, se muscler, faire toujours plus, et notamment plus de performances (au travail, dans les loisirs, dans la sexualit&#233;, etc.). Cette prise en main des corps, et particuli&#232;rement du corps des femmes, retire aux hommes, aux femmes et m&#234;me aux enfants, une part de leur libert&#233; et les rend aveugles sur eux-m&#234;mes. Sans que nous ayons m&#234;me le droit de questionner les pr&#233;jug&#233;s et les non-dits de ces discours !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi, afin de nous r&#233;approprier notre libert&#233;, il convient de prendre ses distances d'avec cette trompeuse l'idole !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le sport, &#233;cole du capital et opium du peuple ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer que tant de Fran&#231;ais s'identifient &#224; Zinedine Zidane, ou &#224; S&#233;bastien Loeb, &#224; cette &#171; France qui gagne &#187;, et surtout qui gagne parfois en un mois ce qu'aucun de nous ne gagnera dans toute sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sport est devenu un extraordinaire secteur d'accumulation (l&#233;gal) du capital parmi les plus rentables. Ce n'est pas un jeu innocent, mais bien une entreprise capitaliste &#224; part enti&#232;re avec son march&#233;, ses biens (les sportifs), ses &#233;changes (les achats de joueur, comme Ronaldo, achet&#233; 93 millions d'euros par le club de Barcelone), l'offre et la demande. Le sportif a sa cote et est &#233;changeable sur le march&#233; de la marchandisation g&#233;n&#233;ralis&#233;e, comme n'importe quel autre humain (prostitu&#233;e, immigr&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, tous les athl&#232;tes de haut niveau sont des professionnels ou des salari&#233;s, ils gagnent (tr&#232;s bien) leur vie en vendant leurs corps &#224; des clubsusines charg&#233;s de produire des spectacles sportifs sponsoris&#233;s et distribu&#233;s par les firmes capitalistes g&#233;antes (m&#233;dias, industriels, etc.). Ce d&#233;veloppement exponentiel du sport fait qu'il devient un spectacle et qu'il est l'occasion d'enrichissements ahurissants.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_1343 spip_documents spip_documents_left' style='float:left;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/png/slo_-_foot-cerveau_-_foot.png' title='PNG - 693.4 ko' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://www.groupe-louise-michel.org/local/cache-vignettes/L329xH350/slo_-_foot-cerveau_-_foot-8c72d-cf40a.png?1756311380' width='329' height='350' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le sport a g&#233;n&#233;r&#233; tout un syst&#232;me associant les f&#233;d&#233;rations et les clubs aux multinationales (les &#233;quipementiers sportifs notamment, comme Nike ou Adidas), aux m&#233;dias (et en particulier la t&#233;l&#233;vision), &#224; la publicit&#233; et m&#234;me &#224; des structures &#233;tatiques. Ce syst&#232;me n'a plus rien &#224; voir avec l'id&#233;e originelle du sport plaisir et accomplissement de soi, c'est un business, extr&#234;mement important et lucratif. Il constitue sans doute le stade le plus avanc&#233; des institutions bourgeoises dominantes et de leur facult&#233; &#224; faire int&#233;rioriser par la masse des travailleurs de tous les pays le mode de pens&#233;e capitaliste : avec le sport business, on a r&#233;ussi &#224; faire admettre &#224; la majorit&#233; qu'un individu pouvait l&#233;gitimement gagner des millions en vendant son talent. Mais si une entreprise comme Nike peut proposer des contrats publicitaires mirobolants &#224; ses sportifs, c'est bien parce qu'elle gagne &#233;norm&#233;ment d'argent sur les ouvriers d&#233;localis&#233;s et/ou sous-pay&#233;s qui fabriquent des accessoires et des gadgets pour quelques centimes, puis sur tous les supporters qui les ach&#232;tent au prix fort. Au-del&#224; de l'id&#233;ologie capitaliste et de la l&#233;gitimation des in&#233;galit&#233;s socio-&#233;conomiques, le syst&#232;me vise aussi &#224; nous faire int&#233;grer les valeurs sportives mises en place et d&#233;fendues par la classe poss&#233;dante. On dompte les corps &#224; l'usine comme dans les stades ! Le travailleur comme l'athl&#232;te sont autant asservis au chronom&#232;tre sur la cha&#238;ne de montage que sur la piste. Culte de la productivit&#233; et de la performance, exaltation de la comp&#233;tition, valorisation de l'esprit de clocher et du sentiment nationaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait le sport sert &#224; distiller et faire accepter docilement la pens&#233;e dominante : mode de production industriel, productivisme, rendement et de d&#233;passement de nos limites au service de la soci&#233;t&#233; capitaliste. Le spectacle sportif participe en outre &#224; la d&#233;politisation de tout un chacun. Marx d&#233;non&#231;a en son temps la religion comme l'opium du peuple. Aujourd'hui, c'est bien le sport qui appara&#238;t comme le nouvel opium du peuple, fantastique machine &#224; le d&#233;cerveler en les divertissant &#224; coups d'images. Pas un temps qui n'&#233;chappe &#224; son spectacle, &#224; la fabrication effr&#233;n&#233;e de comp&#233;titions, nationales et internationales. Les &#233;v&#233;nements sportifs se succ&#232;dent &#224; un rythme soutenu pour &#233;viter que l'attention des citoyens ne se porte trop longuement sur autre chose ; on multiplie les exhibitions : tournoi, grand prix, match, rencontre amicale ou phase &#233;liminatoire, football, tennis, rugby, rallye, basket, arts martiaux, rendez-vous limit&#233; (tournoi des Cinq Nations) ou g&#233;n&#233;ralis&#233; (Coupe du monde de football, Jeux olympiques), il ne faut jamais de temps mort qui pourrait laisser les travailleurs, r&#233;fl&#233;chir, il faut anesth&#233;sier les consciences en offrant constamment du pain et des jeux. Et moins il y a de pain, plus il y a de jeux ! On va au stade pour oublier la crise... plut&#244;t que de se r&#233;volter contre ceux qui en tirent profit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle sportif, notamment dans les stades, sert &#224; captiver les foules, les canaliser, sublimer les passions potentiellement destructrices et dangereuses pour les dirigeants et les nantis (r&#233;voltes sociales, m&#233;contentement des classes domin&#233;es, ch&#244;mage, mis&#232;re) afin de d&#233;tourner la l&#233;gitime col&#232;re des domin&#233;s vers des hochets inoffensifs. Les graines de la r&#233;volte se perdent dans les clubs de supporters, le d&#233;foulement dans la pratique sportive ou la recherche de la gagne pour oublier qu'on est soi-m&#234;me perdant. Mani&#232;re d'encadrement id&#233;ologique des populations et d'une partie de la jeunesse, le sport est utile autant aux dictatures (JO de Berlin en 1936) qu'aux d&#233;mocraties lib&#233;rales. C'est comme &#231;a qu'on a construit le mythe black-blancbeur de l'int&#233;gration r&#233;ussie gr&#226;ce aux Bleus en 1998. Pourtant, un simple regard vers les banlieues &#171; sensibles &#187; nous montre qu'il n'y a nulle int&#233;gration, mais seulement profond malaise social. Moyen de gouvernement, le divertissement, d'ali&#233;nation id&#233;ologique le sacro-saint sport est l&#224; pour emp&#234;cher les classes laborieuses d'&#233;laborer un autre projet social, un vrai projet d'&#233;mancipation, celui-l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est que temps de rejeter le sport business et la domination de l'argent qu'il masque, pour revenir vers une pratique diff&#233;rente, le sport comme accomplissement et non comme somnif&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>



		<enclosure url="https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/pdf/cl26_commune_libertaire_26.pdf" length="1351973" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Commune libertaire n&#176; 30</title>
		<link>https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-30</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.groupe-louise-michel.org/Commune-libertaire-no-30</guid>
		<dc:date>2010-02-28T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louise Michel</dc:creator>



		<description>

-
&lt;a href="https://www.groupe-louise-michel.org/-La-Commune-libertaire-" rel="directory"&gt;La Commune libertaire&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>
		</content:encoded>



		<enclosure url="https://www.groupe-louise-michel.org/IMG/pdf/commune_libertaire_30.pdf" length="813109" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
